Archive de la catégorie «Actualités»

UNIVERSITE D’ETE DU MRC à BELFORT

août 28, 2008

L’état de la gauche, les enjeux et les perspectives de la refondation républicaine

Présentation de l’Université d’été du MRC, Belfort (Centre Atria)

La gauche ne va pas bien. Est-ce, comme certains le disent, un problème de leadership ? Est-ce, comme d’autres le prétendent, une absence de programme ? Est-ce dû simplement à l’habileté manœuvrière de l’actuel président de la république ? Et si la gauche avait, tout simplement, perdu ses repères, sa capacité à penser le monde d’aujourd’hui, et par suite, sa capacité à agir politiquement dans la France telle qu’elle est ?

C’est sur ce sujet que l’université d’été du MRC propose de réfléchir.

Il nous faut d’abord, sans concession, analyser « l’état de la gauche » depuis un quart de siècle : les forces sociales, les idées, les organisations.

- Les forces sociales qui ont construit historiquement la gauche (les cadres de la République et les classes populaires) sont en déshérence. Depuis un quart de siècle, les évolutions sociologiques sont importantes. Les classes populaires ont été rejetées à la périphérie des villes. Avec la montée des idées libérales, s’est développé une sorte d’hyper-individualisme de consommateur qui s’accommode mal des combats collectifs. Les couches populaires se sont paupérisées. Les inégalités se sont creusées. L’Etat et les services publics ont été affaiblis dans leur capacité à répondre aux besoins collectifs.

- Les idées libérales ont triomphé, paradoxalement avant-même l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Du coup, celle-ci s’est un peu perdue entre les concessions au libéralisme ambiant et la recherche de paradigmes de substitution, soit dans un discours désincarné sur les droits de l’homme ou le développement durable, soit dans un localisme sans perspectives, soit dans un discours de radicalité sans débouchés. Dans le même temps, les idées républicaines cèdent le pas devant les obscurantismes de toutes sortes et les replis communautaires.

- Les organisations de gauche sont à bout de souffle. Les syndicats, les mouvements d’éducation populaire sont très affaiblis. Le PS est un parti d’élus et n’a plus vraiment de projet fédérateur. Le PCF a beaucoup perdu de militants et s’est effondré électoralement. Le projet d’un mouvement républicain n’a pas rassemblé.

Pour renouer avec les classes populaires, pour redonner une perspective à la gauche, plusieurs défis sont devant nous.

- Le premier est le défi de la République, qu’il s’agit de décliner non comme un paradis perdu à retrouver, mais comme un outil dans le monde d’aujourd’hui pour renouer avec les couches populaires, sur l’école, le droit au travail, la sécurité sociale et la sécurité publique, les services publics, le civisme.

- Un autre défi important est celui d’infléchir la mondialisation. La crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique sont des manifestations d’un monde déséquilibré. La loi du plus fort au niveau international, sur le terrain économique comme sur le terrain politique et militaire, est la cause de bouleversements internes qui ne sont pas maitrisables. L’Europe ne joue manifestement pas cette fonction, puisqu’elle ne se fixe comme objectif que d’y améliorer, difficilement d’ailleurs, l’insertion des pays européens. Le défi d’un monde multipolaire régi par le droit est un des défis de la gauche.

- Le défi européen n’est pas le moindre. L’enjeu est de passer d’une Europe de marché à une Europe de projets. Il nous faut réhabiliter la nation républicaine pour redresser l’Europe. Le « détour » de Jean Monnet ne conduit, référendum après référendum, qu’à se détourner des citoyens. Seules les nations, s’appuyant sur la volonté des peuples, peuvent redonner à l’Europe le dynamisme qu’elle n’a plus.

Nous réfléchirons sur ces défis, notamment avec Louis Gautier (auteur de « Table rase – Y a-t-il encore des idées de gauche ? », ancien conseiller pour la défense du Premier ministre), Jacques Nikonoff (ancien président d’ATTAC, responsable altermondialiste), Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du logement, députée européenne socialiste), un représentant de « Die Linke » et Marie-Françoise Bechtel (secrétaire nationale du MRC).

Enfin, la gauche doit définir sa stratégie, en termes sociaux (quel projet appuyé sur quelles classes sociales ?), et en termes politiques (comment construire le parti de toute la gauche ?).

- Le discours de la gauche, qui s’adressait aux « travailleurs » et aux « citoyens », s’adresse désormais à des ensembles mous, comme « les gens », « la population », ou à des populations définies négativement, comme « les plus défavorisés » ou « les exclus », voire « les victimes ». Il lui appartient de préciser à qui elle s’adresse, quelles couches sociales elle entend mobiliser positivement dans un projet de transformation.

- En termes politiques, il faut renouveler l’équation de la gauche par un « bing bang » de toute la gauche. Rien ne serait pire que l’acquiescement à la construction d’un pôle social-libéral d’un côté et d’un pôle révolutionnaire de l’autre. C’est avec toute sa capacité de transformation et de gestion réunies que la gauche pourra peser sur l’avenir du pays, et partant, sur celui de l’Europe et du monde.

- L’échéance de 2012 doit servir à la refondation républicaine. Il nous faut une forte structuration de la gauche. La « gauche plurielle », reprise actuellement par le groupe de liaison de la gauche, est un concept trop lâche. Des choix sont à faire sur la structure (parti, fédération, confédération), sur le mode de mise en œuvre (forums de l’unité, assises de la gauche), sur la désignation du candidat à la présidentielle (vote des militants, collège plus large), sur l’unité ou la pluralité de candidatures, etc.

Nous débattrons avec notamment avec Olivier Dartigolles (porte parole du PCF), Henri Emmanuelli (député et dirigeant socialiste), Sami Naïr (professeur de sciences politiques, secrétaire aux relations internationales du MRC), Anicet Le Pors (ancien ministre communiste de la fonction publique), Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du logement, députée européenne socialiste), Jacques Nikonoff, Marie-Françoise Bechtel (secrétaire nationale du MRC) et bien sûr Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre, président du MRC).

LA MORT DES 35 HEURES

juin 9, 2008

Le gouvernement organise la fin des 35 heures version extermination du CODE DU TRAVAIL ET DES CONVENTIONS COLLECTIVES.
En instaurant des accords d’entreprises dérogeant à la loi.
En rendant possible pour certains employeurs, le dépassement des heures supplémentaires, la généralisation du forfait jour, une plus grande flexibilité sur l’année ce qui supprimerai l’obligation de payer la totalité des majorations de 25% pour heures supp.

FORUM REGIONAL PARTICIPATIF

février 2, 2007

Rendez-vous le samedi 3 Février de 9H30 à 13H salle des Fêtes de Villars les Dombes pour débattre ensemble sur thème :

PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS, comment contribuer ensemble à une agriculture de qualité

avec

Production et alimentation biologique- Maria PELLETIER, PDG MOULIN MARION (alimentation biologique), vice-présidente BIOCONVERGENCE Rhône-Alpes et d’OBJECTIF BIO 2007.

- Henri CORMORECHE, producteur bio à Mionnay.

Nouvelles formes de commercialisation- Guy PALLUY, maire de MORNANT (Rhône) – conseiller régional Rhône-Alpes, responsable d’un réseau de vente directe à la ferme.

- Yves PILOD et Denis GROSJEAN, Coopérative ovine des bergers réunis de l’Ain, expérience de groupement départemental de production ovine.

Agriculture et territoire- Jean Claude BOUVIER, Confédération Paysanne.

Avec Eliane GIRAUD, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes, déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux parcs naturels régionaux.

 

 

 

Déclaration de Dominique VIAL à la conférence de presse du 30/01/2007

janvier 31, 2007

CONFERENCE DE PRESSE : MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN (Fédération de l’Ain)

Le 30/01/2007 à Bourg en Bresse

Présents : Mme Dominique VIAL (Présidente)

Madame Christiane EVIEUX (Secrétaire)

Monsieur Raphaël DURET (vice-président)

Monsieur Thierry LUCAS (Coordination et élections)

Excusé : Monsieur Michel METROP (Trésorier)

Nous avons souhaité tenir cette conférence de presse parce qu’une page nouvelle s’ouvre pour le Mouvement Républicain et citoyen ;

  • Une page nouvelle à l’échelon national avec le soutien que Jean-Pierre Chevènement et le MRC apportent à la candidature de Ségolène Royal à la présidence de la République.
  • Une page nouvelle aussi pour la fédération de l’Ain puisque notre dernière assemblée générale départementale a procédé à l’élection d’un nouveau bureau.

Je tiens à rendre hommage à Daniel Mathieu, qui pour des raisons personnelles a souhaité interrompre ses responsabilités de président départemental et m’a lui-même proposé de lui succéder.

La fédération de l’Ain est d’ores et déjà au travail, pleinement engagée dans la campagne présidentielle.

Comme vous le savez, un accord politique est intervenu à l’échelon national, entre le MRC et le PS, ce qui permet d’enclencher dès le premier tour, une dynamique de rassemblement à gauche.

Chacun s’en souvient, le MRC a pris une part active dans la campagne en faveur du NON au projet de constitution européenne qui a recueilli l’assentiment de 55% des français.

L’accord politique intervenu entre le MRC et le PS est la garantie que cette exigence populaire majoritaire sera

Respectée. Nous sommes la voix du NON dans le rassemblement autour de Ségolène ROYAL.

Bien sûr, il faudra dépasser le clivage du OUI et du NON, mais en dynamique sur la base d’une claire réorientation de la construction européenne.

Construire l’avenir en respectant la volonté populaire exprimée le 29 mai 2005, c’est le sens de l’accord politique entre le MRC et le PS.

Relever la République, mettre un terme à l’affaiblissement de l’état, faire vivre la solidarité nationale, rejeter le dumping social, promouvoir la citoyenneté, garantir la laïcité………. sont entre autres, les orientations de fond de l’accord intervenu entre nos deux formations.

Il faut le dire, nous trouvons beaucoup de qualités à Ségolène ROYAL. Nous lui trouvons même des accents chevènementistes.

Lorsqu’elle déclare : “ Le drapeau tricolore et la sécurité sociale, l’emblème de la République et les outils de la solidarité nationale, voilà ce qui cimente en premier lieu l’appartenance commune (…)

Car chez nous, le national et le social marchent ensemble et c’est l’Etat qui est le garant de cette alliance.

Quant à son invocation de la nécessité d’un ORDRE JUSTE, cela résonne positivement à nos oreilles.

Nous serons donc des soutiens actifs et exigeants, comme doivent l’être des Républicains conséquents, soucieux de mettre la gauche à la hauteur de ses responsabilités et des attentes du pays pour ne pas décevoir, mais aussi animés par la certitude qu’il faut combattre le libéralisme, l’atlantisme et le communautarisme incarnés par Nicolas SARKOZY .

Nous appelons donc les citoyennes et citoyens de s’unir “ POUR QUE CA CHANGE FORT AVEC SEGOLENE ROYAL ”

Dominique VIAL

Conférence de Presse

janvier 29, 2007

mardi 30 janvier 2007 à 9h00 à Bourg-en-Bresse, présentation à la presse du nouveau bureau du MRC de l’AIN.